Statement

 

My artistic research is a reflection on the body as object/subject and foundation of identity. The body is the physical border and the permeable surface on which we carve our personal history, it represents memory and it’s the metaphor of the fragility of the human being.

The body creates marks and, at the same time, it accumulates them on its surface in the form of wrinkles, scars, tattoos and the natural aging process.  By operating a close up on some parts of the body, lines and pores become visible; skin surface shows a multitude of lines and suggests the multiple movements of the body.

The techniques and the materials I use are influenced by the profession of art restorer that I practiced during some years. I adopted the “spolvero” technique in my personal way because of its ephemeral and evocative character; the subject is realized through paper perforation, which becomes the matrix to reproduce the same image. This technique was very popular during the second half of the fifteen century and it was used to transfer the outline of the artist’s drawing onto the wall prepared for the fresco.

The act of perforation ritually confirms the existing connection between inner and outer worlds: skin pores represent the opening of the body on the outside world, the chance of leaving a mark behind. The mark left by the human action is fragile and in constant transformation.

 

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Ma pratique artistique est un espace de réflexion sur l’existence, qui se génère et régénère dans dialogue entre matière et métaphore ; les thèmes de l’identité, de la trace, de la fragilité et de la mémoire, sont au centre de ma recherche conceptuelle et visuelle.

 

Dans mes œuvres le corps se décompose et s’agrandit pour permettre l’observation des plies et des pores de la peau; l’agrandissement du sujet et l’observation minutieuse des détails, permettent de perdre de vue la représentation, en accompagnant le spectateur vers l’abstraction et une dimension “universelle” de l’existence.

Pour la réalisation, j’ai adopté la technique du “spolvero”, pour son aspect évocateur et éphémère. Cette technique a été largement utilisée pendant la Renaissance pour la reproduction des dessins préparatoires des fresques. Une partie du sujet est obtenue par la perforation du papier et la deuxième partie, spéculaire à la première, correspond à l’empreinte au fusain du sujet perforé.

 

L’acte de la perforation confirme, rituellement, la présence des pores sur la surface de la peau et exprime le désir d’ouverture sur le monde extérieur, la possibilité de laisser une trace et, en même temps, le désir d’accueillir l’extérieur dans son intérieur. Le corps est identité passagère qui, par ses actions, laisse des marques et qui, simultanément, les accumule sur sa surface.

L’empreinte est le résultat de l’action du corps, trace éphémère et éternelle, incline à se superposer et à se confondre aux autres traces pour devenir partie de l’histoire de l’humanité. Le support pictural est l’épiderme qui enregistre et produit l’action.

 

 

 

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